|
|
|
Les conduites agressives du chien : pour y voir un peu plus clair !
|
|
|
|
|
Selon les
statistiques actuelles, les morsures de chien se déroulent
essentiellement dans le milieu familial. Ces mêmes données font
apparaître que les enfants sont les premières victimes concernées.
On sait aussi, en dépit de tout le
spectaculaire/choquant de certains accidents médiatisés qui
laisseraient à penser le contraire, que le principal des faits de
morsures ne sont pas le propre des races de chien dites dangereuses
et/ou que l’on catégorise abusivement. Au contraire même, on y
retrouve les races de chien considérées comme douces et amicales.
Les causes habituelles sont diverses et
variées mais toujours liées au contexte relationnel et à la situation
particulière de la réaction individuelle du chien.
Il n’est bien entendu pas possible, ici
en quelques lignes, de distinguer toutes les situations individuelles
de menaces ou de morsures, mais l’objectif est au moins de sensibiliser
les propriétaires et les non propriétaires de chien sur les signaux à
observer et les attitudes à adopter.
Tout d’abord, il est invariablement
utile de le préciser, les « agressions » du chien ne sont en rien un
tempérament de l’animal ou une sorte de trait de caractère qui en
ferait un être indéfiniment en marge de « la bonne conduite », mais une
réaction individuelle à une situation particulière.
Aussi, les conduites agressives et leur
intensité, qu’elles soient réduites et peu dommageables ou plus
importantes et causant blessure, sont toujours à prendre au sérieux et
il ne faut pas hésiter à se diriger (parfois de manière urgente) vers
un comportementaliste.
Enfin, il convient de se garder à vouloir
réagir par la sanction ou la punition, voire des brutalités sur le
chien dans les situations de conduites agressives, car dans bien des
cas cela n’aurait d’autre signification pour lui que la reprise d’un
conflit qu’il croyait pourtant éteint.
Le seul objectif à poursuivre n’est pas
de vouloir contrer/punir/sanctionner le chien menaçant mais de
sécuriser les personnes dans un premier temps.
Dans un second temps, une analyse fine
avec l’aide du comportementaliste aidera à faire évoluer la situation
vers des échanges moins tendus.Ecrit par Michel Quertainmont, comportementaliste, pour Date-Dog.
|
|
|
|
|