|
|
|
Les conduites agressives du chien : quand les menaces voient le jour !
|
|
|
|
|
Avertir de son inconfort, quand c’est encore possible, permet bien
souvent de limiter, de freiner, ou de faire cesser ce qui
dérange. Les menaces, chez le chien, sont de ces signaux qui
permettent de ne pas entrer véritablement en conflit.
La menace est une expression globale du chien servant à avertir autrui
de ses propres intentions. Au contraire de nombreuses croyances,
elle est bien loin d’être un affront ou une provocation, mais
simplement une volonté de faire cesser, d’intimider, de rétablir une
distance sociale plus acceptable, etc.
La peur, la douleur, et globalement l’inconfort (au sens le plus large) sont en général les éléments déclencheurs.
On trouve ici, l’aboiement et le grognement, celui-ci étant parfois
ponctué de mimiques faciales (face plissée et dents découvertes)
lorsqu’il se veut encore plus persuasif.
Comment agir dans une telle situation ? C’est avant tout, en
respectant la menace ainsi déployée et en la considérant comme un
message sérieux de la part du chien que l’on peut la faire cesser (ne
pas continuer à s’approcher quand il fait savoir qu’il préfère la
distance, ne pas perdurer dans la menace à son encontre s’il fait
savoir sa crainte…).
Les jeunes enfants reconnaissent en général peu ou pas facilement les
menaces, non plus les démonstrations du chien qui voudrait bien
se soustraire à leurs sollicitations trop envahissantes et/ou parfois
brutales (voilà la raison première du nombre de morsures sur les
enfants). Il est donc indispensable que les échanges avec le
chien et principalement, la cohabitation au quotidien soit parfaitement
menée par la cellule parentale.
Aussi, parce que la menace est presque toujours annonciatrice d’une
possible morsure (immédiate ou différée), il vaut mieux s’assurer de
manière préventive (auprès d’un spécialiste des relations Homme/Chien)
de la bonne organisation des attitudes et conduites de chacun, afin de
rétablir un climat sécurisant et de confiance mutuelle.
Ecrit par Michel Quertainmont, comportementaliste, pour Date-Dog.
|
|
|
|
|