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 Les différentes médecines naturelles    

 

Quelles sont les différentes médecines naturelles pour mon chien ?

 

ACUPUNCTURE
 
L'Acupuncture est issue de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). C'est un savoir ancien.
On la connaît bien pour ses "aiguilles", que l'acupuncteur "plante" sur le corps de la personne (ou de l'animal) qu'il soigne.
En France, c'est vers la fin des années 1970 que se sont mises en place les premières structures professionnelles (associatives) s'intéressant à l'acupuncture dans le monde vétérinaire.
L'association professionnelle AVAF (Association des Vétérinaires Acupuncteurs de France) a ainsi été créée en 1979-1980 à Maisons Alfort, par des vétérinaires (étudiants et praticiens) soucieux de développer cette pratique méconnue et même peu acceptée par "l'establishment professoral".


Elle regroupe aujourd'hui une centaine de praticiens ; ceux-là et d'autres se retrouvent également au sein du GEA (Groupe d'Études Acupuncture), sous-structure de l'AFVAC (Association Française des Vétérinaires spécialisés en Animaux de Compagnie), lancé il y a quelques années seulement.


À la fin des années 90, l'enseignement de l'Acupuncture vétérinaire a fait son entrée à l'École Nationale Vétérinaire de Toulouse, dans le cadre d'une formation optionnelle. C'est-à-dire par la petite porte ; mais chaque année plusieurs dizaines d'étudiants suivent assidûment les cours qui leur sont proposés.


L'Acupuncteur envisage les maladies selon les représentants du modèle cosmogonique chinois ancien : Yin et Yang, excès et insuffisances des différents Éléments et/ou de leurs qualités ((Eau, Terre, Métal, Feu, Bois).

 
HOMEOPATHIE
 
L'Homéopathie est une thérapie qui a été instituée à la fin du XVIIIème siècle. C'est en effet en 1790 que Christian Friedrich Samuel HAHNEMANN, médecin allemand, en a énoncé les principes fondateurs.Hahnemann est né en 1755, en Saxe ; il est décédé à Paris, en 1843. Son tombeau, situé au Père Lachaise, continue d'être régulièrement visité.Les principes de cette médecine sont désormais fort connus, à défaut d'être reconnus...
 
LE PRINCIPE (ou LOI) DE SIMILITUDE


Les symptômes que présentent le malade sont les mêmes que ceux qui apparaîtraient sur une personne saine à laquelle on administrerait le "médicament" à forte dose.
Ce principe s'énonce également sous la formule latine "Mali mali curantur", ce qui pourrait se traduire par quelque chose du genre "les maux doivent être soignés par les maux".
Ainsi, en carricaturant, pour traiter un vomissement on administrera un produit qui ferait vomir à forte dose ; sauf que, dans ce cas, on le donnera à très faible dose : c'est le second principe de l'Homéopathie.
 
LE PRINCIPE (ou LOI) DES DOSES INFINITÉSIMALES


Les médicaments homéopathiques sont diluées à une très forte échelle par dilution successives au 1/100)
La finale CH que l'on retrouve sur les noms des médicaments homéopathiques signifie "Centésimale Hahnemannienne) ; par exemple "Arnica 5 CH" signifie qu'il s'agit d'extrait d'Arnica dilué à la 5ème centésimale.
C'est ce principe qui fait dire aux détracteurs de l'Homéopathie qu'elle n'est qu'un effet placebo ; en effet, à de telles dilutions, la quantité de produit actif est proche de zéro... Mais est-ce le produit lui-même qui agit ? Ne serait-ce pas plutôt la trace de son "information" ?
 
LE PRINCIPE (ou LOI) DU TERRAIN "MORBIDE"


La maladie n'est pas considérée comme une entité en soit. C'est le malade, dans sa globalité, qui est pris en compte par l'homéopathe. À chaque malade correspond donc une maladie, un type de morbidité. L'homéopathie ne traite donc pas une maladie, mais un malade (en stimulant ses défenses, par exemple ; en contrant les tendances fragiles de son "tempérament").
 
PHYTOTHERAPIE
 
La Phytothérapie jouit d'une ancienneté particulière. C'est la médecine par les plantes. Décriée par les tenants d'une allopathie pure et dure, elle reconquiert aujourd'hui ses lettres de noblesse.
La Médecine des Simples, au Moyen Âge, c'était déjà elle. La Faculté de Médecine de Montpellier, créée au XIIème siècle, et qui fut l'une des toutes premières en Europe possède encore son jardin botanique, même s'il n'a plus son rôle central d'autrefois !
Les premiers écrits d'herboristerie vétérinaire dont nous avons la trace ont été produits en Chine, vers 600-900 av. notre Ère. En 1990, le Groupe Scientifique Européen pour la Phytothérapie a énoncé le principe suivant : "[Un médicament phytopharmacologique] est un produit pharmaceutique contenant comme substances actives, seulement des végétaux, des partis de végétaux, ou des matières végétales (sucs, gommes, huiles grasses, huiles essentielles et toute autre substance de ce genre), ou des associations de celles-ci, soit à l'état naturel, soit sous une forme élaborée".


Les plantes destinées à soigner sont donc utilisées dans leur entier, ou simplement par partie (racines, feuilles, fleurs, sucs...).Certains principes actifs sont les mêmes que ceux utilisés en allopathie ; mais leur grande différence tient au fait que ceux des plantes sont naturels, tandis que les autres sont produits par synthèse chimique.
Parmi les plus connus, citons : les alcaloïdes, les tanins, les flavonoïdes, les anthocyanes, les phénols, les mucilages.
Et n'oublions pas également la richesse des plantes en vitamines, en Oligo-Éléments et en minéraux.

AROMATHERAPIE
 
Comme son nom l'indique, il s'agit d'une approche thérapeutique qui fait appel aux plantes dites "arômatiques" (le Thym, l'Eucalyptus, la Lavande, etc... Il en existe plusieurs milliers).
Ces végétaux ont la particularité d'être plus ou moins riches en "Huiles Essentielles", aux arômes puissants... et aux propriétés nombreuses : stimulants de l'immunité, de la cicatrisation, agents anti-inflammatoires, facteurs de détoxication, facteurs antiputrides, mais aussi actifs contre les virus, les champignons (mycoses) et parfois même certains parasites.


L'utilisation de ces plantes, de ces essences, remontre très loin dans le temps ; en 4000 avant notre Ère, les Sumériens y avaient déjà recours ; les chinois les connaissent depuis auu moins 2500 ans avant notre Ère.
Au Moyen Âge, elles étaient même les seuls remèdes connus contre les grandes épidémies.Simple en apparence, cette façon de soigner ne doit cependant pas relever de l'automédication. Il existe de grandes variétés dans la composition et la qualité des huiles essentielles.. et certains de leurs composants peuvent se révéler néfastes si on les administre sans les connaitre assez bien Comme la plupart des ces méthodes, elle s'allie parfaitement bien avec la phytothérapie classique.
 
NATUROPATHIE
 
L'objectif essentiel du naturopathe est de respecter les réactions "naturelles" de l'organisme.Pour ce thérapeute, la maladie est avant tout une forme d'expression qu'adopte l'organisme lorsqu'il tente de retrouver son équilibre perdu, en cherchant à éliminer des toxines ou un agent étranger.

L'idée étant que, naturellement, l'être vivant tend vers son équilibre, vers la bonne santé. Il ne demande que cela. La naturopathe ne va donc chercher qu'une chose : l'y aider !Pour y parvenir, le praticien va donc stimuler les fonctions naturelles d'élimination de l'organisme (: les émonctoires) ; ces fonctions sont remplies par les reins, essentiellement, mais aussi par le foie, la vésicule biliaire, les poumons, la peau, les intestins, et les glandes lacrymales.Parallèlement, il diminuera ou préviendra tous les risques de surcharge, toutes les causes de perturbation, lorsque cela sera possible. Notons, parmi les causes plus courantes : l'alimentation, les traitements chimiques, les pollutions…Bien manger, bien vivre, bien éliminer ! Voilà quel pourrait être le mot d'ordre de la naturopathie ! Comme la plupart des ces méthodes, elle s'allie parfaitement bien avec la phytothérapie classique.

 
GEOBIOLOGIE
 
Si notre environnement, le sol sur lequel nous vivons, l'habitat qui nous abrite ... possèdent une influence sur notre santé, c'est bel et bien la Géobiologie
qui se charge d'en étudier les différents aspects.
Il est impossible de retracer ici tous les champs traités par la Géobiologie, pas plus que d'aborder de façon exhaustive l'ensemble des différentes sensibilités (et écoles ou courants) que forment les nombreux géobiologues, en France comme à l'étranger.
C'est pourquoi nous nous nous contenterons de vous conseiller la lecture de l'ouvrage récent
"La Géobiologie et Vous - Guide Pratique",
paru aux éditions Mosaïque.
 
OSTEOPATHIE


L'Ostéopathie n'est pas la maladie des os, comme on pourrait le penser, étymologiquement parlant. C'est une approche thérapeutique qui aurait plutôt à voir avec la chiropraxie ou des savoirs de manipulation similaires, tout en offrant un éventail beaucoup plus vaste de "techniques" de soins.
Ses premières apparitions ont eu lieu aux États Unis, au cours du XIXème siècle. Plusieurs noms sont associés à son "invention" : Still, Sutherland, Fryette, Magoun.
Son "importation" en Europe date du début du XXème, et son application au domaine vétérinaire est encore plus récente (fin des années 1980).L'ostéopathe ne se limite pas à soigner des problèmes osseux ou articulaires, mais toute sorte de troubles, dès lors que les atteintes tissulaires ne sont pas devenues majeures. Il s'agit donc de traiter essentiellement des dysfonctionnements organiques.


Pour l'ostéopathe, il y a problème (potentiel) dès lors qu'un élément est en restriction de mouvement (deux vertèbres l'une par rapport à l'autre, par exemple, du fait d'une contraction des muscles qui les relient). Shématiquement, ces restrictions de mouvement et ces "tensions" vont avoir des répercussions sur toute la zone à laquelle ils appartiennent. Et notamment sur leur zone métamérique de référence.
Ces zones métamèriques sont des zones résiduelles de l'évolution embryologique, figurant comme des "tranches" sur le corps.


Ainsi, à chaque vertèbre correspond toute une tranche du corps, associée aux organes ou portions d'organe qui s'y trouvent. C'est pourquoi, par exemple, une tension musculaire des vertèbres de la "zone" de l'estomac pourra prédisposer/provoquer des troubles gastriques.Les éléments concernés ne s'arrêtent pas aux vertébres, même si celles-ci sont importantes (du fait de la relation métamérique) ; les articulations et les fascias sont aussi l'objet de l'attention de l'ostéopathe.En remédiant aux tensions présentes, en redonnant aux éléments concernés toute leur mobilité, l'ostéopathe va favoriser la disparition de certains symptômes.


Il existe plusieurs techniques de traitement : structurelle, (sensitive ou fonctionnelle), etc.
La technique structurelle consiste en une action directe sur les éléments "bloqués" ; elle est impressionnante mais parfois contre-indiquée.
La technique sensitive consiste à agir sur le MRP (Mouvement Respiratoire Primaire) par le biais de sensations tactiles perçues dans la paume des mains ; cela demande un certain entraînement et une bonne sensibilité. Beaucoup moins spectaculaire a priori, cette méthode est en revanche beaucoup plus douce et pas moins efficace.
Pour un spectateur non averti, le travail "sensitif" qu'opère l'ostéopathe sur le MRP ressemble à une classique manipulation de magnétiseur.



  

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