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Un comportementaliste, à quoi ça sert ?
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Lorsque surgissent les comportements
gênants du chien, les maîtres se tournent habituellement vers les
solutions directement à leur disposition, glanant ici et là quelques
conseils ou recettes qu’ils appliquent sans s’être interrogés au
préalable (principalement parce qu’il n’y ont pas été sensibilisés) sur
les possibles causes de ces désagréments.
Ce qu’ils remarquent principalement est évidemment le symptôme flagrant
de la difficulté : les conduites agressives (menaces, morsures,
griffades), les aboiements ou miaulements intempestifs, les souillures
continuelles, les atteintes à l’environnement (destructions et
dégradations), mais aussi les états de craintes, de peur, les états
d’agitation permanente (à l’intérieur comme à l’extérieur, et que les
propriétaires n’hésitent pas à appeler injustement «
hyperactivité »), les problèmes liés à l’alimentation et n’ayant pas de
cause organique, les fugues, etc.
Or, sans avoir eu une approche des causes, (toujours au pluriel, car il
y en a rarement une seule) on ne peut émettre avec justesse la solution
qui s’y rapporte. C’est ce vers quoi le comportementaliste va
orienter son travail dès le départ, pour ensuite amener l’entourage à
reconsidérer les aspects de leur vie en commun, telle qu’elle exerce
pression sur le chien et ses comportements normaux.
Pas question donc pour le comportementaliste de constater une réponse
comportementale du chien et d’agir sur lui pour chercher à l’enrayer,
mais mieux à propos, d’en prendre la mesure et de revisiter la
globalité du quotidien et des échanges qui s’y jouent pour libérer les
tensions chez le toutou de la famille et en faire disparaître
l’expression.
La plupart des maîtres ignore que des tensions sous-jacentes et
multiples, s’additionnant entre elles et/ou s’accumulant dans le temps
sont presque toujours à l’origine des difficultés. Le travail à
mener n’est donc pas de bloquer l’animal dans la réponse qu’il produit
mais d’en rechercher les causes, puis de réajuster la cohabitation et
les relations pour que cette réponse se réduise ou disparaisse.
A noter que l’approche du comportementaliste est similaire, en tenant
compte des particularités de chaque espèce, qu’il s’agisse du chat ou
du chien.
Ecrit par Michel Quertainmont, comportementaliste, pour Date-Dog.
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